LE THEME D'ALEXANDRA DAVID-NEEL
Ce texte est la retranscription d'une intervention donnée dans le cadre d'un colloque sur Jupiter organisé par Yves Lenoble.

ALEXANDRA DAVID-NEEL
Comment en 20 minutes arriver à résumer un siècle de vie, un tempérament et
surtout, pour nous astrologues qui fonctionnons dans cette perspective, résumer
un siècle d’évolution, à partir des potentialités liées au thème natal que vous
avez sous les yeux.
On se pose la question au départ, quand quelqu’un s’incarne - et j’emploie le
mot à dessein mais je ne peux pas expliquer pour l’instant si rapidement ce que
cela veut dire exactement - quelle est la finalité de sa destinée dans le temps
de cette existence, de cette incarnation... Donc un peu dans le sens où
Alexander Ruperti en a parlé ce matin au niveau de la vision globale, le travail
que je vais essayer de faire c’est de donner globalement le sens d’une
évolution.
Pour commencer, j’ai abordé le thème qui nous intéresse en lisant le livre que
vous connaissez sans doute de Jacques Brosse qui est très bien fait sur
Alexandra David-Neel (Collection Espaces libres chez Albin Michel). En d’autres
temps j’avais lu aussi le livre de Jean Chalon “Le lumineux destin d’Alexandra
David-Neel” (Perrin). Ce sont des livres extrêmement bien documentés sur la vie
et l’oeuvre de la personne en question qui nous permettent d’aller plus loin
dans cette étude.

Thème monté avec AstroPC pro d'Auréas
La première chose qui m’est apparue en lisant le livre c’est de rectifier
l’heure de naissance. Elle nous est donnée pour 5 heures du matin, ce qui est
une heure précise mais trop précise peut-être. Vous voyez qu’elle est Scorpion
par le Soleil, qu’elle a un Ascendant Balance et que Vénus maître d’Ascendant se
trouve en Vierge; c’est l’approche traditionnelle et logique; mais au-delà de
çà, je pense qu’elle avait Vénus en Maison XII et non pas en Maison XI. Si on
lit bien sa vie, son œuvre, c’est une femme qui a vécu quand même longtemps en
exil, entre guillemets évidemment puisque c’était un exil voulu. Un beau jour
après son mariage elle est partie en principe pour un an en Asie, en Inde, à
Ceylan et elle n’est revenue en fait que 14 ans plus tard. Il y a donc une
destinée là derrière. Cette Vénus me semble en Maison XII car elle est le Maître
d’Ascendant et, en tant que tel elle représente l’essence de la personnalité qui
s’exprime dans une dynamique de réclusion ou de séclusion puisqu’elle a choisi
d’approfondir une connaissance que je dirai spirituelle, qui est de toute
évidence l’œuvre de la Maison XII. Je le vois surtout par cet aspect là. A
quelques minutes près, à 2 minutes près, à 4h58 au lieu de 5 heures, Vénus est
en XII. C’est tout à fait possible et c’est ainsi que je le sens.
Ceci dit, c’est une femme qui a cherché une voie intérieure et cette quête s’est traduite, extérieurement, par ses voyages, par ses explorations. On n’en retient en général que la femme exploratrice, l’aspect spectaculaire qu’elle a voulu entretenir aussi également. Cette réflexion est liée, entre autres choses, au grand trigone de feu et au cerf-volant, cerf-volant qui se dessine si on accepte de mettre un sextile entre Saturne et la Lune. Par ailleurs, ce thème est un thème en splash c’est-à-dire, mot à mot, en “éclaboussure” qui donne une vision très vaste de la vie. A partir de cette structure, il y a un besoin d’élargissement de la conscience de la vie, mais qui peut aussi amener une dispersion chez quelqu’un qui n’a pas les capacités de se concentrer comme elle elle l’avait, à partir notamment de cette Maison XII et également de ce Soleil Scorpion qui est en aspect de carré avec la Lune, bien qu’habituellement l’orbe serait trop large. De fait, ce Soleil est dans un premier quartier montant avec la Lune, puisque la Lune est devant. Donc c’est une volonté d’affirmation de soi par le Soleil, mais de soi, du Soi, parce que le Soleil représente on pourrait dire la porte de l’âme, et elle a besoin de s’incarner au niveau de l’expression du Soi, dans une dynamique qui sort de l’ordinaire, tout à fait particulière avec notamment la position d’Uranus au Milieu du Ciel qui fait que pendant les premiers temps de sa vie quand elle était jeune femme, elle a été une anarchiste - il faut le savoir- elle a été dans ce courant, dans cette mouvance, une révoltée contre toutes les formes de valeurs sociales, contre toutes formes aussi d’hypocrisie.
C’est une femme qui était entière, et la Lune en Verseau va aussi dans ce sens là. La Lune représente pour nous, pour moi en l’occurrence, la personnalité, c’est-à-dire une manière d’aborder le monde dans le quotidien, et cette Lune est tendue, elle est toute en tension par l’opposition qu’elle fait à Mars et la croix en T qui se fait sur Pluton, qui donne une position vraiment importante à Pluton. Dans cette approche, la question qui se pose est la suivante : pour atteindre son but d’incarnation, quelle planète ou quelle énergie est-elle amener à intégrer tout au long de son existence. Or Pluton est cette énergie, si vous connaissez l’œuvre, si vous connaissez l’histoire de cette femme qui a une grande dimension évidemment, mais qui est une femme marquée par une dominante plutonienne. On ne dirait pas d’une manière dissonante, parce que nous n’employons pas en astrologie humaniste ce terme de maléfique ou dissonant, mais une tension extrême, un besoin profond de libérer une tension et une volonté, comme les plutoniens peuvent avoir, de perfection et d’absolu, qui peut aller, et elle a été aussi par là, jusqu’à l’intransigeance, la remise en cause d’un certain nombre d’énergies autour d’elle, d’un certain nombre de personnes. Parfois elle rentrait dans le lard des gens, elle ne se le faisait pas dire, c’était assez fort. Moi je pense dans la dynamique de ce thème que cette tension, cette violence, cette capacité d’aller dans les profondeurs (avec aussi Mercure en Scorpion) est extraordinaire.
Comme vous voyez c’est un thème très dense, comment tout dire en l’espace de 20 minutes, comment synthétiser ? C’est pourquoi je prends cette dynamique de parler un peu de ce qui est essentiel. Comment pouvoir développer quelque chose qui est au-delà de son individualité, puisqu’elle a été initiée dans différents courants, notamment en Inde d’abord dans l’advaita vedanta, mais surtout dans le bouddhisme tibétain et le bouddhisme on pourrait dire du Dalaï Lama, pour lequel elle a beaucoup œuvré. Elle se qualifiait elle-même de “reporter spirituelle”, de “reporter orientaliste” comme le rappelle Jacques Brosse (p.223). Or ce qui nous intéresse plus particulièrement ce n’est pas le fait qu’elle veuille remettre en cause au départ de sa vie, une fois qu’elle a trouvé cette voie spirituelle qu’elle a toujours portée en elle, ce n’est pas qu’elle veuille remettre en cause les orientalistes de l’époque tels que Sylvain Levi dont vous avez peut-être entendu parlé. Ces érudits étudiaient les textes sanskrits ou palis, tous ces textes sacrés qui venaient des pays d’Extrême-Orient, mais n’étaient jamais aller dans ces pays pour rencontrer des gens, pour expérimenter, pour vivre de l’intérieur l’objet de leurs études. Chez Alexandra, c’est Pluton, le Scorpion, qui veut expérimenter au fond de ses tripes, je pourrais dire, le besoin de comprendre quelque chose, de comprendre mais d’une manière aussi mentale parce que Vénus est en Vierge. Le maître d’Ascendant est en Vierge.
Donc c’est assez ambivalent comme approche, dans cette
perspective. Ce qui est vrai, c’est qu’elle est partie en Inde, en Asie, au
Tibet Et il y a eu l’histoire de Lhassa, de la première parisienne à Lhassa,
mais tout ces exploits finalement sont des épiphénomènes car, même s’ils sont
spectaculaires, ils ne sont pas le vrai propos de son incarnation. Même si c’est
vrai qu’elle a été la première parisienne, comme elle l’a dit, à aller à Lhassa,
donc là où aucune femme n’était encore jamais allée ni même aucun européen. Donc
ce que le thème nous révèle c’est cette incroyable exigence, c’est cette volonté
d’expérimenter une conscience à la différence des orientalistes de l’époque qui
n’avaient pas expérimenter et qui restaient sur un plan intellectuel. Elle, elle
voulait vraiment expérimenter et vivre de l’intérieur cette dimension de
conscience qui devait l’amener à passer, et c’est là un autre aspect de son
thème, de son Nœud Sud qui se trouve donc dans le signe du Verseau et en Maison
V, à son Nœud Nord. L’axe des nœuds nous indique, d’une certaine manière, le
sens de l’incarnation autour duquel l’évolution peut se faire. C’est-à-dire
quitter la Maison V, la quitter ne veut pas dire la quitter et l’abandonner,
cela veut dire la transmuter, la transformer, puisque le Nœud Sud représente ce
qui vient du passé, ce qu’il convient de dépasser en intégrant une dimension
Nœud Nord qui est représentée par ce Nœud en Maison XI ici. J’ai beaucoup
trouvé cet aspect là, l’axe Nœud Sud en V et Nœud Nord en XI, chez beaucoup
d’artistes, de créateurs, qui partaient d’une dimension personnelle pour
redonner quelque chose au collectif dans la Maison XI; mais il leur fallait
d’abord sortir de cette dynamique personnelle et aller dans cette dimension du
collectif ensuite. Mais peut-être que cette expérimentation profonde,
intérieure, qu’elle a faite à travers les différentes initiations, tous ces
maîtres qu’elle a rencontrés et qui l’ont initiée, c’est le travail qu’elle a
fait pour redonner au monde Maison XI, un enseignement avec une nouvelle vision,
qui convenait bien à son côté uranien, avec une nouvelle vision Uranus en Maison
X, avec cette vigueur que nous avons vue, une nouvelle vision du bouddhisme
tibétain, en tout cas pour les Occidentaux de son époque. Elle a apporté tout
cela à l’Occident -on ne s’en rend pas compte maintenant parce que tout ce qui
touche à l’Orient est, pour ainsi dire, monnaie courante, cela fait partie de
l’air du temps- mais au début du siècle dans les années 1910 et 1920 notamment
quand elle est au Tibet c’était tout à fait extraordinaire. Ce qui fait aussi
que ce thème est extraordinaire, c’était une femme extraordinaire, au niveau
d’une personnalité forte, intense, violente parfois, mais qui avait une certaine
problématique d’incarnation que j’essaie de développer. Pour aller vite dans cet
espace de 20 minutes, j’ai pris un moment de sa vie spécifique pour éclairer mon
propos de cette dimension de transformation qu’il lui était demandée. Pour
appliquer ce que disait Alexander Ruperti ce matin, elle s’est située dans un
premier temps dans un processus d’individualisation : se libérer de ses
conditionnements karmiques, et s’individualiser, trouver une nouvelle dimension
personnelle à son existence et non pas conventionnelle. Ce qu’elle a fait en
étant dans l’anarchie, et puis en étant artiste, cantatrice-elle a chanté à
Hanoi et à Tunis où elle a rencontré, j’allais dire ce malheureux, Philippe Neel,
puisqu’elle n’a jamais vécu avec lui, et qu’il a toujours payé pour ses voyages.
Je ne sais pas où est le karma là-dessous, mais vous vous rendez compte, elle
l’engueulait parce qu’il ne lui envoyait pas d’argent dans ses voyages, mais il
y avait quelque chose d’important. Il faudrait analyser plus finement, juste à
savoir que Philippe était né le 18.02.1861 à Alès et je viens d’avoir l’heure,
6h du matin, et vous verrez que, entre autres choses, il avait sa Vénus sur la
Lune d’Alexandra, que les deux Soleil étaient en trigone, et surtout que son
Jupiter était sur le Nœud Nord d’Alexandra, le Jupiter se trouve à 21 du Lion,
et elle a le Nœud Nord à 23 du Lion, pile dessus, donc une destinée... Ce
serait intéressant évidemment de développer cela.. J’ai donc pris une année dans
la vie d’Alexandra, l’année 1920/1921 parce qu’à ce moment là, il lui était
demandé quelque chose de spécifique par rapport au sens de sa destinée que j’ai
essayé d’évoquer. Cette année-là, il y avait des progressions et des transits
très importants, (nous partons des progressions pour aller vers les transits,
pour intégrer les transits dans la perspective dégagée par les progressions). Il
lui était demandé une transformation très importante à ce moment là, ce qu’elle
a décrit dans ses lettres à Philippe comme une crise très profonde. Je vais la
citer : “Les choses semblent étrangement se dérober autour de moi et sous mes
pieds.” (Jacques Brosse p.221). “Elle sait que ce ne sont pas les circonstances
extérieures qu’il faut seules accuser, elle sait que de cette situation elle
est, elle-même, en grande partie responsable. Sans doute est-ce là l’effet du
vieillissement, (il faut dire qu’en 1920 elle à 52 ans, et c’était un âge à cet
époque-là), des fatigues accumulées, d’une certaine lassitude qui suit la
satiété. Mais elle en arrive à se demander s’il n’y a pas aussi autre chose.
“Cet espèce de gouffre qui parait s’élargir et vouloir m’engloutir est-il comme
le croirait un mystique oriental (Maison XII) l’indication qu’il est bien
décidément temps pour moi de quitter ce monde que j’ai disséqué (Vénus en
Vierge, bien qu’en Maison XII, le Scorpion aussi dissèque les choses et souvent
le plutonien), par mes réflexions, dont j’ai peut-être, avec trop de
dilettantisme et pas assez de sérieuses convictions, sapé les bases au cours de
mes méditations, durant ces dernières années vécues sous la robe orange
(toujours Vénus en XII) des sannyâsins hindous, simulacre de détachement et de
renonciation dans lequel entrait peut-être trop de sensualité spirituelle et
intellectuelle qui réduisait les voeux prononcés aux dimensions d’un jeu, d’un
sport...”. C’est normal avec ce Mars en Lion, c’était un sport pour elle que de
se dépasser constamment, avec le côté plutonien Scorpion, se dépasser,
constamment se dépasser. “C’est un sport plus subtil que ceux auxquels s’amuse
le commun des hommes”. Donc elle est dans cette crise, il faudrait lire le
passage entier, mais un peu plus loin il est dit : “Elle est restée une reporter
orientaliste...Elève, elle l’a été, avec autant d’ardeur que de conviction, mais
non disciple, au sens que ce mot prend en Orient. Au fond, elle est restée une
Occidentale, raisonneuse, toujours prête à la critique (ce qui ne vous étonnera
pas : Pluton, Scorpion, la Vierge) n’acceptant que ce qui lui convient, mais
écartant tout le reste”. Elle s’est enrichie “intellectuellement” pour devenir
cette grande orientaliste qu’elle rêvait d’être, il y avait une ambition quelque
part de réussir quelque chose dans son incarnation, mais elle était à cette
dimension là. Il y avait beaucoup de transits et progressions à ce moment là.
Vous verrez que Pluton, Neptune, Uranus, Saturne, Jupiter et Mars faisaient tous
des transits de conjonctions ou carrés aux aspects du thème, sur les planètes du
thème natal. Temps extrêmement important de remise en cause et de réorientation
pour passer à un autre plan de sa conscience. Elle venait aussi juste d’avoir
une Nouvelle Lune progressée en 1919, là on est en 1920/1921. En 1919 commençait
pour elle un nouveau cycle de la spirale puisque le Soleil, l’Esprit, et la
Lune, l’incarnation, quand je dis l’Esprit c’est dans le sens de la porte de
l’Esprit, c’est l’être essentiel par rapport à l’être existentiel et un nouveau
but solaire lui est donné.
Il y aurait plein de choses à dire : Jupiter rétrograde est très important dans
un cheminement comme le sien qui la pousse à refuser les honneurs extérieurs
pour trouver les honneurs intérieurs; Neptune sur le Descendant et rétrograde.
Je pense que Neptune est la clé de son thème. Quand j’analyse un thème je
regarde qu’elle est la planète dans la dynamique globale du thème qui va
permettre à l’être d’accéder à la totalité de lui-même, c’est-à-dire au divin en
lui, au cosmos en lui. Ce ne sont pas les planètes les plus faciles, les plus
compulsives de vie, comme Pluton chez elle, ou Uranus, mais c’est Neptune. Je
vais vous le montrer pour conclure. “Sans doute, Alexandra avait bien réellement
acquis la “Connaissance”. C’est la conclusion de Jacques Brosse à la fin du
livre...”Connaissance pour laquelle elle était manifestement fort douée ; le
gomchen (son gourou) ne tarda pas à s’en apercevoir, qui devait la nommer “Lampe
de Sagesse” (nom tibétain qu’elle a reçu en initiation) ; mais, dit-on
couramment dans les enseignements bouddhiques (c’est pour cela que je dis que
Neptune est important et c’est confirmé ici), la Sagesse sans la Compassion
n’est rien (Neptune représente la compassion). Or précisément, de cette
compassion bouddhique, Alexandra semble bien avoir manqué jusqu’au bout.” Je ne
vais pas juger de savoir si elle a réussi son incarnation ou pas, je n’étais pas
là au dernier moment et il est dit que même au dernier moment on peut être
illuminé de ce sens là.
Pour terminer et illustrer toujours cela : “Comme Alexandra centenaire demandait
à Marie-Madeleine Peyronnet (la personne qui s’est occupée d’elle dans les 10
dernières années de sa vie) ce qu’elle dirait d’elle après sa mort, celle-ci lui
répondit : “Eh bien! madame, je dirai que vous étiez une intelligence
extraordinaire, parce que cela est vrai. Et j’ajouterai sans doute que vous
aviez un esprit aussi vaste que toutes les galaxies réunies (je pense que cela
illustre bien le thème). Ce serait de la mauvaise foi que de ne pas le constater
et de dire le contraire.” Mais Alexandra (qui était Scorpion comme vous voyez)
ne la tint pas pour quitte ,“d’une voix très douce (peut-être que là ça vient)
mais le regard toujours très interrogateur, voire même scrutateur”, elle insista
: “Dis donc, Tortue ! et qu’est-ce que tu diras encore ? - Vous tenez réellement
à le savoir ?, dit Marie-Madeleine Peyronnet, eh bien ! je dirai encore
qu’Alexandra David-Neel était un “océan” (de sagesse bien sûr), mais aussi un
océan d’égoïsme et un Himalaya de despotisme...”
Alors vous voyez, encore une fois je ne veux pas juger si elle a réussi ou pas,
mais pour moi, si elle était venue me voir en consultation, bien que ce serait
plutôt à moi d’apprendre d’elle, mais quand quelqu’un vient me voir en
consultation, j’essaie de voir quelle est l’étape suivante, dans l’étape de la
conscience où on se situe, ce n’est pas de rester à tourner en rond. Je lui
aurais dit comme réponse : la compassion, l’intégration de la compassion. Voilà
pour une approche très brève, très rapide.